Vendredi, j'ai pu jouer une seconde partie de wargame avec figurine (Seconde Guerre Mondiale) en utilisant la règle BlitzKrieg Commander. Je dois bien l'avouer : j'adore cette règle. Pourquoi ? Les raisons sont multiples : règle simple sans être simpliste, échelle (1 figurine = 1 platoon), jouabilité, adversaire "fair-play", etc. La version 2.0 va d'ailleurs bientôt sortir.
Une règle de wargame, ça ressemble un peu à une analyse des combats et/ou de la guerre en générale. L'auteur laisse de coté ce qui lui parait peu important et théorise ce qui est indispensable. Et justement, BKC m'a fait furieusement pensé à ce brave Carl. Pourquoi ? Par le rôle crucial de la friction, qui me semble bie rendue par le mécanisme de commandement des troupes. Une majorité de règles permettent de commander ses troupes sans problème jusqu'à ce que le feu ou la présence de l'ennemie fasse capoter les opérations. BKC, au contraire, oblige le commandant de l'unité (par exemple le Chef de Bataillon) à réussir un test de commandement avant toute actions, même si à priori, rien de pourrait faire que l'ordre ne soit pas exécuté. Je ne suis qu'un stratégie en pantoufle, qui pousse quelques figurines sur une table. Toutefois, ce mécanisme me semble plus proche des récits historiques, plus réaliste.
dimanche 12 juillet 2009
jeudi 9 juillet 2009
Pensées malsaines
Les changements climatiques sont souvent vus comme étant une menace (ou un risque, subtile distinction) par nombre d'Etats. Cette vision est-elle vraiment applicable au monde entier ? Faisons-nous l'avocat du diable, et mettons de coté notre humanisme un moment afin de raisonner en Puissance et non Individu. Attention, le raisonnement suivant n'est pas le mien, mais celui d'un Etat qui metrait de coté son humanisme (cela n'arrive bien entendu jamais...).
Une augmentation de température ne pourrait-elle pas apparaitre un jour comme une opportunité pour certains Etats. Une ouverture de nouvelles voies maritimes, un possible accès à certaines ressources, des difficultés pour d'autres Etats. Tout le monde ne serait pas impacté de la même manière par ces bouleversments. Idée malsaine. Mauvais esprit, sort de ce corps !
Une augmentation de température ne pourrait-elle pas apparaitre un jour comme une opportunité pour certains Etats. Une ouverture de nouvelles voies maritimes, un possible accès à certaines ressources, des difficultés pour d'autres Etats. Tout le monde ne serait pas impacté de la même manière par ces bouleversments. Idée malsaine. Mauvais esprit, sort de ce corps !
mercredi 8 juillet 2009
Mathématiques mortelles
Diable. Comment savoir le nombre de têtes nucléaires à garder au chaud au cas où ? Article à lire sur Slate.fr
lundi 6 juillet 2009
Rome
Il y a peu, Arté a diffusé un documentaire sur Rome. Monté en deux épisode, plutôt agréable à regarder, l'émission se concentrait sur la fin de l'Empire, avec cette question sous-jacente en filigrane : pourquoi Rome est-elle tombée ?
Comme souvent sur de telles questions, les avis divergent. Mais, des idée fortes semblent partagées par beaucoup de chercheurs. Un consensus semblait émerger sur la multiplicité des crises qui, par vagues successives ont finalement fait couler le navire. Rome aurait pu résister à une crise de succession interne, à une guerre difficile, à l'intégration de populations "barbares", etc. mais pas à l'ensemble, sans période de récupération.
Une autre hypothèse a particulièrement retenu mon attention : l'adoption d'un piège systémique. Rome aurait, en ces temps anciens, a trouvé une idée géniale pour maintenir la paix avec les "barbares" : la cession de terres. L'Empire était fort étendu, l'Armée très coûteuse, les budgets serrés. Renforcer l'armée coûtant cher, Rome cédait régulièrement des terres auprès des peuplades ennemis en échange de la paix. Seulement, ces terres ne fournissait plus d'impôts. Moins d'impôts, donc moins d'argent pour financer les Légions, ou les mercenaires, donc plus d'agitations aux frontières. Agitations, razzias, pas grave, je laisse quelques terres. Et hop, le piège est enclenché.
Question actuelle : la dette d'un Etat est-elle un piège systémique ? Nos plans de crise sont-ils faits pour faire face à des sucessions de crises rapprochées dans le temps ? Je ramasse les copies dans deux heures.
Comme souvent sur de telles questions, les avis divergent. Mais, des idée fortes semblent partagées par beaucoup de chercheurs. Un consensus semblait émerger sur la multiplicité des crises qui, par vagues successives ont finalement fait couler le navire. Rome aurait pu résister à une crise de succession interne, à une guerre difficile, à l'intégration de populations "barbares", etc. mais pas à l'ensemble, sans période de récupération.
Une autre hypothèse a particulièrement retenu mon attention : l'adoption d'un piège systémique. Rome aurait, en ces temps anciens, a trouvé une idée géniale pour maintenir la paix avec les "barbares" : la cession de terres. L'Empire était fort étendu, l'Armée très coûteuse, les budgets serrés. Renforcer l'armée coûtant cher, Rome cédait régulièrement des terres auprès des peuplades ennemis en échange de la paix. Seulement, ces terres ne fournissait plus d'impôts. Moins d'impôts, donc moins d'argent pour financer les Légions, ou les mercenaires, donc plus d'agitations aux frontières. Agitations, razzias, pas grave, je laisse quelques terres. Et hop, le piège est enclenché.
Question actuelle : la dette d'un Etat est-elle un piège systémique ? Nos plans de crise sont-ils faits pour faire face à des sucessions de crises rapprochées dans le temps ? Je ramasse les copies dans deux heures.
mercredi 1 juillet 2009
Double pub
Le blog "Pour convaincre, la vérité ne peut suffire" consacre un post à la nouvelle campagne de pub des Armées (n'oubliez pas le sondage). J'aime bien cette réclame : sobre, élégante, claire. Elle fait le lien entre les différentes étapes historiques et notre Armée.
Elle me semble aussi marquer une transformation : pas de glamour, pas de techno-fan, pas de grosse moto, de jolies filles et autres minauderies. On n'est plus dans un remake de top-gun. Certes, on reste sur l'idée de conserver la paix, mais on affiche les champs de bataille, donc la guerre.
Et les derniers mots : "[La défense] s'adapte pour affronter les riques actuels et à venir". S'adapter, se transformer. Peut être, passer d'une armée orientée maintient de la paix à une force plus "dure". Se (l'Armée ou le Pays ?) préparer à des opérations longues ? Les risques actuels et à venir... Au final, est-ce une publicité pour recruter ou une campagne de sensibilisation de l'opinion aux risques géo-politiques ? Les deux, mon Capitaine.
Elle me semble aussi marquer une transformation : pas de glamour, pas de techno-fan, pas de grosse moto, de jolies filles et autres minauderies. On n'est plus dans un remake de top-gun. Certes, on reste sur l'idée de conserver la paix, mais on affiche les champs de bataille, donc la guerre.
Et les derniers mots : "[La défense] s'adapte pour affronter les riques actuels et à venir". S'adapter, se transformer. Peut être, passer d'une armée orientée maintient de la paix à une force plus "dure". Se (l'Armée ou le Pays ?) préparer à des opérations longues ? Les risques actuels et à venir... Au final, est-ce une publicité pour recruter ou une campagne de sensibilisation de l'opinion aux risques géo-politiques ? Les deux, mon Capitaine.
samedi 27 juin 2009
Discours du Président
J'ai enfin pu visionner tout ça. Et je n'ai pas perdu mon temps. Je m'attendais à un "discours sur l'état de l'Union" sauce Frenchy. J'imaginais un plan stratégique, la vision d'un horizon (à droite, à gauche, au centre, en diagonale, style écolo, etc), une ligne macro à tenir.
Au final, le discours est vague, avec des lignes très mouvantes et nombre de contradictions : c'est peut être le but. Chacun y trouvera son compte, et tout le monde sera content.
Cerise sur le gâteau : l'emprunt. Raisonnement imparable : nous sommes très endettés, mais là, promis-juré-craché, on va s'endetter pour l'avenir, pour s'occuper des priorités stratégiques qu'on a du laisser de coté pendant des années (c'est grave, vu que c'est stratégique). Et au fait, c'est quoi ces trucs stratégiques, méga-importants ? Eh bien, on va voir, le gouvernement va les définir... Les bras m'en tombent.
Au final, le discours est vague, avec des lignes très mouvantes et nombre de contradictions : c'est peut être le but. Chacun y trouvera son compte, et tout le monde sera content.
Cerise sur le gâteau : l'emprunt. Raisonnement imparable : nous sommes très endettés, mais là, promis-juré-craché, on va s'endetter pour l'avenir, pour s'occuper des priorités stratégiques qu'on a du laisser de coté pendant des années (c'est grave, vu que c'est stratégique). Et au fait, c'est quoi ces trucs stratégiques, méga-importants ? Eh bien, on va voir, le gouvernement va les définir... Les bras m'en tombent.
jeudi 25 juin 2009
CWC
J'ai été un peu absent en ce moment. La cause est simple : charge familiale, croissance des haies et autres plantes, et réflexion sur un projet de wargame. Les deux premiers items ne devraient pas être d'un grand intéret pour le lecteur, je me concentre donc sur le troisième. Je pensais travailler sur du 15mm, Afghanistan en 2001 (US vs Taleb). Problème : mon temps disponible pour peindre diminue, de plus la règle utilisée (Cold War Commander) me semble plus intéressante à jouer en 10 ou 6mm. J'examine en ce moment la possibilité de créer un scénario Ossétie 2008 (Géorgie vs Russie), en 10mm. L'infanterie est plus facile à peindre car moins détaillée. Il devrait y avoir pas mal de blindés type T72 et T80, des IFV BMP/BTR, un peu d'aérien... L'idée est originale. Trouver de l'infos sur les combats sera peut être un peu plus difficile (si un lecteur a des liens, je suis preneur). Je vais creuser tout ceci. Il faudra aussi que je parle un peu de cette règle, qui est un très intéressant compromis entre jouabilité et réalisme.
mardi 23 juin 2009
Réalité
"La crise n'est pas finie, nous ne savons pas quand elle se terminera."
Nicolas Sarkozy, au Congrès du Parlement à Versailles
Nicolas Sarkozy, au Congrès du Parlement à Versailles
lundi 22 juin 2009
Home
C'est beau, c'est instructif. Cela peut sensibiliser les plus réfractaires : dans un monde fini, la croissance permanente et éternelle est une utopie. C'est aussi, parfois, un peu réducteur : montrer en exemple le Costa Rica qui fait l'impasse sur son armée par exemple. Et cette interrogation finale : qu'attendons-nous pour agir ? La réponse est toujours la même : une catastrophe. Nous n'apprenons réellement que grâce (ou plutôt à cause) de nos erreurs. Sinon, comment accepter de renoncer à une partie de notre confort ? Il faut que ça fasse mal, que l'enfant se brûle les doigts, sinon, la leçon ne passe pas.
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